La naissance du cycle-électrique

Les balbutiements à la naissance

L’histoire du vélo électrique est forcément intimement liée à celle du vélo classique.

Les inventions du pneumatique et de la chaîne à vélo à la fin du 19ème siècle ont permis de développer l’utilisation de la bicyclette dans les grandes villes françaises.

Les vélos électriques se distinguent des vélos classiques par l’assistance au pédalage qu’ils procurent. Ces « moteurs » ont d’abord été insérés sur des draisiennes qui par définition ne disposent pas de pédales et ne sont donc pas des vélos électriques à proprement parler.

Draisienne

De nombreux brevets ont été déposés à cette période pour vélos à assistance électrique  intégrés soit sous le pédalier, soit dans la roue arrière.

Les moteurs de l’époque sont électriques mais peu économiques, avec une énorme consommation d’huile et se rapprochait plus du cyclomoteur que du vrai vélo électrique que nous connaissons aujourd’hui.

Un 20ème siècle timide

Les innovations concernant le vélo électrique sont éparses au cours du 20ème siècle. Le succès d’épreuves sportives comme le Tour de France créent un véritable engouement pour la discipline. Les efforts ne se portent moins pas sur l’aspect « assistance électrique » de la bicyclette que sur la légèreté du cadre ou la résistance des matériaux.

Le très fort investissement que représentait l’achat d’un vélo électrique n’était à l’époque pas rentabilisé et restait très marginal. La production de vélos électrique est loin d’être une priorité pour les constructeurs cyclistes. Les productions se font en très petite série.

Les développements technologiques et énergétiques ont, en parallèle, permis une amélioration significative des moteurs. A la fin du 20ème siècle, la création et l’amélioration des contrôleurs de puissance ont également permis une amélioration constante du système énergétique des vélos électriques.

Le budget dépensé dans la recherche et le développement de la motorisation à essence et l’automobile a pendant très longtemps freiné le développement des moteurs électriques. Le pétrole était bon marché et le grand public ne voyait que très peu d’intérêt à se priver des voitures.

L’explosion du marché

Le véritable déclic provient peut-être du développement par Yamaha de nouveaux modèles en 1993 qui a permis d’élargir la gamme et le marché.

En 1995, Giant retravaille et ressort un modèle lancé en 1935 par Philips.

Mais ce sont bien les enjeux écologiques et de développement durable qui ont permis l’explosion du marché du vélo électrique ces dernières années. Devant les urgences que représentent le réchauffement climatique et les enjeux économiques liés à l’énergie, on recherche des formes alternatives de déplacement.

On privilégie donc le développement de batteries plus légères et plus autonome au lithium à la place du plomb utilisé au siècle dernier.

Aujourd’hui, la grande majorité des vélos électriques sont équipés d’un cadre en carbone très léger et de batteries en lithium endurantes et non-polluantes.

Répondant parfaitement aux besoins urbains de déplacement écologique et économique, le vélo à assistance électrique a su se faire sa place et n’est pas prêt de disparaître, avec plus de 55 000 cycles vendus seulement en France en 2013, soit 15% de plus que l’année précédente.


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